Le Pacte Civique, c'est une volonté et une démarche communes.



AUDACIEUX !
CREATIFS !

FRATERNELS !


VENEZ REJOINDRE

LE PACTE CIVIQUE

Un projet pour tous !


Reconstruire une société créative,
sobre, juste et fraternelle !


La montée du chômage, de l'exclusion, de la violence et la dégradation de notre démocratie nous inquiètent comme nous indignent l'accroissement des inégalités, le règne incontrôlé de la finance et la destruction de la planète.

Nous ne voulons pas en être les spectateurs indignés mais impuissants. Nous entendons donc agir ensemble, citoyens et militants de la société civile, individus et organisations pour changer notre société.

Nous avons la conviction que ce changement viendra d'une transformation profonde de notre manière de penser, d'agir et de vivre ensemble en démocratie. C'est parce que nous sommes confiants dans la créativité de chacun que nous aurons ensemble la capacité de bâtir un avenir de sobriété, de justice et de fraternité désirable par tous.

Rejoignez-nous. Partageons cet engagement.


Toutes les images du lancement...



DANS L'ACTUALITE...

On en parle...

LE rapport 2017 de l'OCQD...

image Capture_decran_20180329_a_160151.png (0.3MB)
Lien vers: http://www.pacte-civique.org/?OCQD
LE livre indispensable...

image Capture_decran_20180216_a_114655.png (69.8kB)
Lien vers: http://www.pacte-civique.org/?LivreEthiquedudebat

POUR une politique de la fraternité...
image Capture_decran_20170420_a_155436.png (0.2MB)
Lien vers: https://www.change.org/p/pour-une-politique-de-la-fraternite?recruiter=53759560&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_twitter_responsive

Facebook


Nos dossiers

image PClogomainsClH2109173_20170919113344_20170919113905copie_20171107134315_20171107134758.jpg (15.1kB)
Lien vers: http://www.pacte-civique.org/?TousnosDossiers

Nos partages

image PClogomainsClH2109173_20170919113344_20170919113905copie_20171107134315_20171107134758_20180212145623_20180212150434.jpg (15.1kB)
Lien vers: http://www.pacte-civique.org/?NousaimonsNouspartageons

Twitter


Nos regards croisés

image PClogomainsClH2109173_20170919113344_20170919113905copie.jpg (16.8kB)
Lien vers: http://www.pacte-civique.org/?NosregardsCroises

Nos prises de position

image PClogomainsCH2109173_20170919113344_20170919113905copie.jpg (17.6kB)
Lien vers: http://www.pacte-civique.org/?Nosprisesdeposition



les VALEURS du Pacte civique

Confiants dans la créativité de chacun, nous aurons ensemble la capacité de bâtir un avenir de sobriété, de justice et de fraternité désirable par tous. Et c'est pourquoi, sur ces valeurs je m'engage
Créativité
La créativité

La créativité

Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la créativité

Lire la suite..
Sobriété
La sobriété...

La sobriété...

Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la sobriété

Lire la suite..
Justice
La justice...

La justice...

Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la justice.

Lire la suite..
Fraternité
La fraternité...

La fraternité...

Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la fraternité.

Lire la suite..




le Pacte civique en ACTION

Convaincus de l'importance de démontrer les forces du Pacte civique par l'exemple, voici, pour voir, le Pacte civique en ACTION.

Observer pour comprendre

Observer pour comprendre

L'O.C.Q.D du Pacte civique observe, apprécie, dissèque et recommande.

Lire la suite..
Intermédier pour faciliter

Intermédier pour faciliter

Cet engagement du Pacte civique vise à favoriser le jouer tous ensemble.

Lire la suite..
Jouer collectif et local

Jouer collectif et local

Le Pacte civique se vit aussi en local avec et à travers les collectifs locaux.

Lire la suite..
Ouvrir des chantiers

Ouvrir des chantiers

Le Pacte civique se partage aussi en ouvrant des chantiers thématiques.

Lire la suite..


PUBLICATIONS

Clin d'oeil livre

La fraternité n'est pas une chimère
La fraternité n'est pas une chimère
Auteur(s) : Jean Louis Sanchez

Pour rester informé(e)

Abonnez-vous à nos newsletters ...

Libre expression

Ce contenu a été écrit par un internaute dans notre rubrique Libre expression. Il reflète la seule position de son auteur.

Un été qui invite à la réflexion

Chapeau : Bien des nouvelles en provenance de tous les coins du globe nous sont parvenues depuis le début de la trêve estivale. Je propose d’en retenir quatre pour alimenter notre réflexion, et de les « faire parler » dans l’ordre chronologique inverse.

Une belle fin d'été !

Pierre Guilhaume, coordinateur du Pacte civique
unetequiinvitealareflexion_field_hamois_belgium_luc_viatour.jpg
Billet :

1/ Trump et l’Iran

En mai 2018, le président Trump a décidé unilatéralement de dénoncer l’accord de 2015, contre l’avis de l’Europe. Début août, il a entrepris de réactiver une première salve de sanctions économiques contre ce pays. Il a en outre menacé toutes les entreprises, notamment européennes, actives en Iran, de se voir interdire l’accès au marché des Etats Unis. Une deuxième salve de sanctions est programmée pour le mois de novembre.

Chacun mesure aisément la gravité des risques de ce virage politique sur la situation de l’Iran : crise économique et politique débouchant selon toute vraisemblance sur un durcissement du régime, reprise des activités nucléaires et de la surenchère anti-israélienne, aggravation des tensions au Proche-Orient. Tout l’édifice diplomatique patiemment construit avec la République iranienne menace de s’effondrer.

Le défi posé à l’Union européenne est clair : comment s’opposer à cette vague destructrice et maintenir l’accord de 2015 ? La capitulation de nombreuses entreprises européennes (PSA, Volkswagen, Air liquide, Lufthansa …) face aux menaces américaines est un très mauvais signe. Souhaitons que les efforts déployés par la Commission, notamment la mise en vigueur d’une « loi de blocage » protégeant les entreprises victimes de sanctions américaines permettent de limiter les dégâts.

L’enjeu est essentiel et assigne une nouvelle mission à l’Union européenne : faire barrage au nouvel impérialisme américain qui s’apprête à régenter la planète.

2/ La canicule

Bien sûr, nul scientifique sérieux n’affirmera que la vague de chaleur qui a affecté, en juillet et début août,  l’ensemble de l’hémisphère nord, du Japon à la Californie en passant par l’Arctique et la France, est une conséquence directe du changement climatique. Mais le dossier s’alourdit : les trois étés les plus chauds en France depuis 1900 (sans parler de 2018, dont les données sont trop « fraiches ») ? 2003, 2017 et 2015. Records de température absolus ? Ils se sont multipliés cet été, en Californie, en Algérie, dans les pays scandinaves. Si une causalité directe ne peut être établie, le climat restant un phénomène essentiellement variable, le changement climatique accroit indéniablement la probabilité d’occurrence de ces épisodes extrêmes. On peut même redouter que le réchauffement de la planète dépasse les prévisions établies par le GIEC[1].

Et face à cette situation, que constatons-nous ?

·         D’abord que la société s’adapte au changement climatique, ce qui est une bonne nouvelle. L’hécatombe de 2003 ne s’est pas reproduite, aucune catastrophe notoire n’est à déplorer.

·         Mais aussi que notre société continue à vivre dans une belle insouciance malgré l’évidence du danger.

Nous savons que la France, depuis 2015, ne suit pas la trajectoire prévue en termes d’émissions de gaz à effet de serre. C’est donc à un effort redoublé que nous devrions nous préparer. Eh bien non, la vie continue ! Les ventes de climatiseurs s’accroissent[2], les transports aériens sont en pleine croissance, on prévoit leur doublement en 2036 ; les derniers week-ends d’août verront fleurir, comme à l’accoutumée, les rallyes et courses de côtes automobiles dans notre doux pays.

Le tempo politique et social n’est visiblement pas adapté à la menace climatique. Bien sûr, il serait préférable de laisser à nos concitoyens le temps de modifier progressivement leur mode de vie. Mais le temps presse. Plus on attend, plus ce sera dur ! Pouvons-nous encore éviter d’en venir à des mesures coercitives ? A quand un vrai travail collectif sur la nécessaire sobriété ?

3/ L’affaire Benalla

Ce qui frappe d’abord, c’est le traitement exagéré dont elle a été l’objet. Dans une belle unanimité, parlementaires et médias ont fait « monter la mayonnaise » au-delà de l’imaginable, transformant un vrai dysfonctionnement en fausse affaire d’Etat (voir en particulier l’interview de Philippe Raynaud dans le Monde du 28 juillet ; sera-t-il ré-invité ?).

Au-delà de cette constatation largement partagée, les sources profondes du dysfonctionnement sont sans doute à rechercher dans cette organisation semi-monarchique qui régente le « château ». Le Président actuel n’est pas à l’origine de ces mœurs curieuses forgées il y a 60 ans et peu remises en cause depuis, consistant à créer, en parallèle aux services administratifs « normaux », une administration propre à l’Elysée, censée répondre à tous les sujets. Les prédécesseurs d’Emmanuel Macron avaient aussi leurs agents de sécurité propres, ils les avaient probablement mieux choisis, disposant du vivier expérimenté des grands partis politiques. Mais quoiqu’il en soit, le fonctionnement de ce petit état dans l’Etat, engendrant doublons, jalousies, rancœurs et croche-pieds, est par nature ingérable. L’un des reproches importants qu’on peut adresser au Président est de ne pas avoir suffisamment mis le pied dans cette fourmilière. A quand une Présidence de la République effectivement républicaine dans son fonctionnement ?

4/ La coupe du monde de football

Ne boudons pas notre plaisir. Cet événement heureux a effectivement constitué un « moment fraternité » de grande intensité. Une partie importante de la population a participé à ce moment, acceptant sans arrières pensées la diversité ethnique de l’équipe de France[3], célébrant son appartenance à cette communauté  tricolore rarement invoquée, la République. Comme quoi cette notion, au creux de chaque conscience, au-delà des injustices et des discriminations subies, provoque une émotion et porte un sens.

Un autre aspect particulièrement instructif a été mis en évidence, que la financiarisation démentielle de ce sport a tendance à faire oublier : le foot comme modèle d’égalité des chances. Comment sont recrutés et formés nos futurs champions ? Dans des clubs, partout en France, animés par des bénévoles dévoués, soutenus par les municipalités. Pour atteindre les plus hauts niveaux, la sélection est impitoyable ; sans entretien de motivation, sans CV, sans  dissertation, seul le talent compte. Contrairement à la plupart des filières de formation[4], l’héritage culturel ne joue pas et l’ascenseur social peut fonctionner.

Il convient enfin de souligner les vertus éducatives du sport collectif : intégration à l’équipe, dépassement de la performance individuelle au profit du succès collectif, attention à l’autre. Rendons hommage à ces centaines de bénévoles, attentifs aux enfants qu’ils entrainent au sport et un peu aussi à la citoyenneté.

Et souvenons-nous de ce moment à l’heure des économies budgétaires ! Car les énormes sommes d’argent drainées par le football ne ruissellent pas – et encore le font-elles de manière fort inégalitaire – en-dessous des clubs de première division. Quand les clubs de base, qui assurent la formation initiale, y auront-ils leur part ?



[1] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

[2] Le pire remède contre la canicule : outre sa consommation considérable d’énergie, la climatisation rejette de la chaleur dans l’atmosphère, contribuant à son réchauffement.

[3] En opposition claire aux sirènes du repli sur soi.

[4] Souvent d’autant plus sélectives sociologiquement qu’elles rejettent les formes ouvertes de sélection ; ce point mériterait de plus longs développements. 

UnEteQuiInviteALaReflexion (Libre expression), écrite par WikiAdmin
créée le 20.08.2018 à 15:13, mise à jour le 20.08.2018 à 15:13.
Ce contenu a été écrit par un internaute dans notre rubrique Libre expression. Il reflète la seule position de son auteur.

Associations: « L’Etat semble en panne de doctrine claire »

Chapeau : L’arrêt annoncé des emplois aidés, par-delà l’émotion et les commentaires politiques immédiats, révèle deux enjeux ­associatifs de fond.
associationsletatsembleenpannededoctr_capture-decran-2017-10-27-a-09.55.18.png
Billet :


Associations: « L’Etat semble en panne de doctrine claire »

L’arrêt des emplois aidés fragilise les associations dans leurs ressources humaines et financières, expliquent Hugues Sibille et Viviane Tchernonog dans une tribune au « Monde ». De nouvelles manières de coconstruire l’intérêt général entre associations, citoyens, entreprises et Etat doivent voir le jour.


L’arrêt annoncé des emplois aidés, par-delà l’émotion et les commentaires politiques immédiats, révèle deux enjeux ­associatifs de fond.


En premier lieu, les modèles socio-économiques des associations, en mutation profonde, sont fragilisés dans leurs ressources financières et humaines. L’incertitude s’accroît.


En second lieu, l’Etat ne s’est pas doté d’une vraie doctrine associative et reste sur une vision binaire (emplois productifs privés - emplois de service public). Il peine à intégrer les emplois d’utilité sociale associatifs dans une stratégie ­stabilisée. Du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) excluant les associations sous Hollande à la fin des emplois aidés sous ­Macron, l’Etat conduit par à-coups.


La mission que Muriel Pénicaud, ministre du travail, a confiée le 5 septembre à Jean-Marc Borello, président de Groupe SOS, apportera-t-elle des réponses en renouvelant la vision de l’Etat sur la manière dont il doit aujourd’hui ­coconstruire l’intérêt général ?


Il faut repartir du modèle socio-économique associatif. C’est un système à trois composantes : un projet non ­lucratif d’utilité ­sociale, des ressources financières et humaines bénévoles et salariées, un mode d’organisation et de gouvernance citoyenne ­spécifique. Il existe une infinité de manières d’assembler ces composantes. La biodiversité ­associative est immense, au sein des quelque 1,4 million d’associations ­actives (enquête Insee 2014). C’est une richesse qu’il faut éviter de banaliser.



Mots clés :
AssociationsLetatSembleEnPanneDeDoctr (Libre expression)
créée le 27.10.2017 à 10:16, mise à jour le 07.05.2018 à 09:46.
Ce contenu a été écrit par un internaute dans notre rubrique Libre expression. Il reflète la seule position de son auteur.

Le Pacte civique, une motivation politique ?

Chapeau : Lorsqu'on visite le site, il est étonnant de lire plusieurs éléments qui laissent entendre un parti pris politique "subliminal" : pourquoi ne pas dire clairement les "choses" ?
Billet :

Si la démarche du pacte civique semble louable et généreuse, elle ne peut trouver un écho pluraliste que si elle apparaît clairement désintéressée.

Or le choix des mots, les thèmes abordés, la tonalité générale laissent planer le doute : y aurait -il une préférence politique sous-jacente ?

Ne serait-il pas plus simple d'afficher clairement la couleur, ce qui serait compréhensible !

LePacteCiviqueUneMotivationPolitique (Libre expression)
créée le 03.04.2017 à 10:27, mise à jour le 06.05.2017 à 10:24.
Ce contenu a été écrit par un internaute dans notre rubrique Libre expression. Il reflète la seule position de son auteur.

Notre démocratie est en difficulté. Faisons émerger une démocratie créative et l'économie des liens.

Chapeau : Article proposé par Georges Dhers.
Billet :

La démocratie participative a montré ses limites : elle ne permet pas de contenir les égos calculateurs et concurrentiels des hommes et ceux –ci jouent avec (surtout ceux bien sûr qui ont laissé l’éthique au placard, qui parlent des valeurs mais ne les pratiquent pas) : les signes annonciateurs du déclin de cette forme de démocratie se sont multipliés et là on est au pied du mur.

Ce mur il va falloir y faire une trouée dedans ; cette trouée on peut l’appeler « démocratie créative (concept développé par le sociologue Hans Joas).

Cette forme de démocratie renvoie la responsabilité de l’action publique aux citoyens eux-mêmes ; c’est à eux de s’organiser pour construire au niveau local les solutions ad hoc aux problèmes rencontrés.

On peut même dire que ce sont eux les mieux placés pour le faire : ils sont sur place, ils se connaissent, ils connaissent bien les problèmes, et ils ont plein d’idées, compétences, et moyens pour y remédier.

Comme dit Hannah Arendt « il suffit juste d’organiser l’espace entre les gens » : c’est justement ce qu’on s’efforce de faire avec les organisations membres du Pacte civique, les Maisons des citoyens d’Alexandre Jardin, et quelques autres mouvements citoyens (qui étaient déjà signataires de la Primaire de Français il y a six mois).

Cet espace entre les gens on sait l’animer car on connait ce que Edgar Morin appelle « les ingénieries du micro-social » et on peut donc les mettre en œuvre dans ce qu’il appelle « des Maisons de la solidarité ».

C’est d’autant plus important que les citoyens se méfient beaucoup désormais des institutions, des hommes politiques, et des médias que certains englobent sous le terme de « Système ».

Mais il faut rappeler à tous ces citoyens que eux aussi ils font partie du système et qu’ils ont un rôle important à y jouer (chacun doit faire sa part comme dit Pierre Rabhi).

Ainsi désormais dans tous les territoires où nous avons des alliés : citoyens acteurs créateurs, mouvements citoyens et associations (qui travaillent pour faire émerger les nouvelles formes d’économie : économie des proximités, économie sociale et solidaire, économie circulaire, économie des liens et du don), chefs d’entreprises conscients de leur responsabilité sociale et environnementale (RSE), fonctionnaires soucieux de développer de nouvelles missions d’intérêt général, et élus conscients de leur rôle d’animateurs facilitateurs développeurs, partout donc nous allons œuvrer pour faire émerger des milliers de petits groupes projets de citoyens acteurs créateurs.

NotreDemocratieEstEnDifficulteFaisonsEmer (Libre expression)
créée le 05.05.2017 à 22:58, mise à jour le 06.05.2017 à 10:22.
Ce contenu a été écrit par un internaute dans notre rubrique Libre expression. Il reflète la seule position de son auteur.

Questions pour un ... Macron

Chapeau :
Libre propos de Pierre Guilhaume, relatant quelques impressions recueillies au cours du meeting d'Emmanuel Macron, à Lyon le 4 février.
Billet :

Lyon, le 5 février.

J’étais hier au gigantesque meeting d’Emmanuel Macron, au Palais des sports de Lyon. Je voudrais tout d’abord, un peu d’autocongratulation ne faisant jamais de mal, souligner la bravitude que représente une telle participation : pas moins de 2 heures de queue, heureusement sous un ciel clément, avant d’atteindre une place assise à l’intérieur du bâtiment, privilège réservé, si mes informations sont exactes, à un peu plus de la moitié des participants. Bravo à ceux qui, moins chanceux ou moins en avance, ont dû se contenter de l’écran géant placé à l’entrée du Palais des sports.

Deux bonnes heures de discours, émaillées, toutes les trois phrases, de cris endiablés de l’assistance, « Macron président », « On va gagner » et autres slogans stimulants, accompagnés d’une chorégraphie classique, olas et mouvements de drapeaux, battements de mains, et, pire, de pieds (qui ont le don d’angoisser l’ancien ingénieur que je suis, plusieurs fois confronté à des phénomènes menaçants de résistance des structures métalliques). Cette ferveur populaire indescriptible m’a finalement découragé de prendre des notes. Pardon d’avance pour certaines approximations dans la suite de mon propos !

Sur les discours introductifs, et en particulier celui du Premier des Lyonnais, au contenu proche de zéro, mieux vaut passer rapidement. Citons un clip touchant, du champion lui-même, enjoignant ses supportères de présenter leur candidature aux éliminatoires pour les législatives, après en avoir discuté en famille … plein de réalisme et de bienveillance. Les candidates ne représentent en effet, à ce jour, que 15% des volontaires. Appel appuyé par une déléguée de l’Ouest de la France au verbe haut et enthousiaste !

Alors arriva le champion lui-même, sur fond d’une musique excellemment choisie, obstinée et envoûtante, serrant des dizaines de mains sur son passage, bien dans sa peau, bien dans son rôle (rapidement assimilé !)

Passons au discours lui-même, prononcé, lorsque la salle lui en laissait le loisir, avec aisance et professionnalisme, une voix chaleureuse, un visage expressif retransmis en gros plan sur de multiples écrans,  de la belle ouvrage ! Le discours fut structuré de manière simple autour des trois valeurs républicaines, longuement et successivement développées.

Les valeurs

Reconnaissons tout d’abord qu’il n’est pas très courant de s’appuyer sur des valeurs pour structurer son propos, de prendre le temps d’expliquer les raisons qu’on a d’y adhérer, plutôt que de passer en revue les thématiques habituelles, en commençant bien sûr par l’économie, pour terminer, à toute vitesse, s’il y a encore le temps, par l’Europe et l’international.

Remarquable aussi, cette manière de s’engager sur la mise en œuvre de projets, mettant en œuvre des valeurs, plutôt que de décliner un catalogue de mesures numérotées, ce qui, il est vrai, simplifierait grandement la tâche du contrôle citoyen a posteriori : « la 15, oui, tenue ; la 22 partiellement, la 31 pas du tout ! » On ne peut pas tout avoir !

La liberté fut plus longuement développée que les deux autres valeurs, mais on ne peut pas dire que la fraternité fut négligée, déployée à travers de nombreuses problématiques, telles que le sort des territoires enclavés, l’accès à la culture, la laïcité, la lutte contre les discriminations …

Si on essaye, en bon pratiquant, de passer les différents engagements énoncés au crible des quatre valeurs cardinales du Pacte civique, on arrive rapidement à un constat clair :

  • ·    Créativité, oui, ô combien ! Pour les jeunes, les chercheurs, les demandeurs d’emploi, les artistes, une meilleure répartition des rôles entre femmes et hommes, etc.
  • ·      Sobriété, non, ou si peu ! Nous y reviendrons.
  • ·    Justice, oui ! Une justice concrète (fiscalité, salaires, logement, éducation, emploi), beaucoup plus que l’instauration de nouveaux droits.
  • ·     Fraternité, oui, vraiment oui ! Le « vivre ensemble », développé sous de nombreux aspects.

Les grandes thématiques

Une première approche consiste, en tenant toujours ferme le gouvernail pacteciviquien, à regarder comment sont traitées les « priorités incontournables » de notre livre.

  • ·    L’Europe : elle est abordée sous un angle très culturel, presque sentimental, à partir de l’histoire, de la recherche de la paix. La salle approuve d’ailleurs bruyamment, ajoutant à ses slogans interminablement répétés « Europe, Europe ! ». L’engagement porte plus sur une attitude, faite de fidélité et de loyauté à l’égard de l’Union, que sur des projets, ce qu’on peut regretter. Quid de l’Europe sociale, de la zone euro, de la coordination des politiques économiques, de la participation citoyenne … ?
  • ·     Les migrants : profession de foi peu détaillée, mais claire sur les valeurs à déployer, sur le rejet du repli sur soi, sur la capacité de la France à développer une attitude plus accueillante.
  • ·    Le travail et l’emploi : prestation intéressante sur la créativité à développer, l’accompagnement des initiatives des demandeurs d’emploi, une sécurité sociale professionnelle ouverte à tous les statuts, le rattachement des travailleurs indépendants au régime général ; une ode au travail, à la négociation dans l’entreprise, et une critique ferme du revenu d’existence.
  • ·  La transition énergétique : le sujet est abordé principalement sous l’angle de l’investissement nécessaire, privé et public, très peu sous celui des changements de comportement individuels.

Il reste à aborder les creux du discours, ce qu’il ne dit pas, ou ce qu’il évoque brièvement, au coin d’une subordonnée relative, creux qui sont tout aussi révélateurs et intéressants que les affirmations puissamment déclamées.

L’équation budgétaire

Un impératif est clairement énoncé, celui de respecter les engagements de la France vis-à-vis de l’Union européenne, en matière de déficit et de dette publics. J’avoue que cela me rassure plutôt, tant il est vrai que la finance internationale ne nous fera pas de cadeau si ces éléments ne sont pas maitrisés.

En même temps, même s’il est prévu de les déployer sur un temps long (en général, le quinquennat), les orientations annoncées, trop imprécises pour être chiffrées (mais doit-on s’en plaindre ?), laissent entrevoir des besoins financiers importants : augmentation du nombre d’instituteurs (+ revalorisation salariale pour ceux qui travaillent dans les ZEP), de policiers, de chercheurs ; accroissement du budget militaire ; implication de l’Etat dans le désenclavement des territoires défavorisés ; investissement public dans les énergies renouvelables, le logement, etc.

Alors, que propose notre champion ? Rien d’explicite, hélas ! Si les projets en faveur de l’innovation et de la compétitivité des entreprises sont omniprésents, on ne nous affirme pas - heureusement ! - que la croissance induite permettra, séance tenante, de financer tous les projets. Qui le croirait ?

Ce qui est probablement sous-entendu, et que confirme la lecture de son livre, c’est que, bien sûr, tout ne sera pas fait en même temps, et qu’il y aura lieu de procéder régulièrement à des arbitrages, ce qui veut bien dire que certains projets attendront, et que d’autres, si les circonstances économiques ne sont pas favorables, seront repoussés bien au-delà du quinquennat.

Cela n’est pas choquant en soi, ce qui l’est, c’est de ne pas le dire ! Pourquoi, devant 14 000 citoyens et la presse réunie au grand complet, ne pas l’affirmer clairement ? Pourquoi laisser croire que tout ce qui est annoncé sera exécuté ? Notre champion compte-t-il être élu en promettant des lendemains qui chantent, ou en parlant un langage de vérité et de responsabilité, incluant la nécessaire sobriété des comportements individuels et collectifs ?    

La démocratie

C’est le grand absent du discours ! Idem pour les institutions !

Une option est clairement affichée, c’est le renforcement du rôle de l’Etat : Etat protecteur, Etat régulateur, Etat arbitre, et d’une certaine manière, Etat visionnaire. Nous ne sommes pas du tout, contrairement à ce qu’affirment certains, dans le registre du libéralisme laisser-faire.

Par ailleurs, la méthode innovante qui a prévalu dans la constitution du mouvement En Marche (qui rappelle un peu l’initiative Désir d’avenir de Ségolène Royal en 2006) indique bien une intention de faire appel à l’intelligence citoyenne. Mais qu’en sera-t-il au-delà de mai 2017 ?

Enfin, les objectifs fixés pour la constitution des candidatures aux législatives (50% de femmes ; 50% de citoyens n’ayant jamais exercé ce type de mandat) indiquent une volonté de dé-professionnaliser et d’améliorer la représentation nationale, pour qu’elle colle mieux à la société réelle. C’est un progrès important. Mais suffit-il d’améliorer notre démocratie représentative pour que le système politique réponde aux aspirations des citoyens ?

Pour ne pas décevoir l’espérance qu’il soulève, Emmanuel Macron a, dans un laps de temps extrêmement court, deux tâches extrêmement complexes à accomplir :

  • ·     jeter les bases d’une mutation démocratique effective, en définissant la manière dont il entend gouverner et engager (en prenant le temps qu’il faudra) l’indispensable réforme des institutions ; ce qui l’oblige en particulier à se démarquer clairement de la posture d’homme providentiel qu’il incarne, sans doute à son corps défendant, dans ses meetings ;
  • ·     former sur des bases nouvelles un parti politique, préfiguré par En Marche, adapté à notre siècle.

Sacré défi pour un champion !

QuestionsPourUnMacron5 (Libre expression), écrite par PacteCivique
créée le 10.02.2017 à 17:23, mise à jour le 10.02.2017 à 17:23.
Votre contribution Retrouver les contributions




 une nouvelle approche du changement