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Le Pacte civique, un appel, une approche, une démarche
Un appel à inventer un futur désirable pour tous


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Lien vers: AdhesionPersoEng

Le Pacte civique from UNIQUENESS on Vimeo.


Nous sommes de plus en plus nombreux à être :
? indignés par des inégalités croissantes, la corruption et le règne de la finance,
? conscients des limites de la nature et de l'accumulation des désirs individuels,
? inquiets de la montée de la dette, du chômage, de l'exclusion, des violences,
? choqués par la dégradation de notre démocratie,

Et, en même temps, nous sommes de plus en plus :
? décidés à résister au délabrement de nos sociétés et aux démesures de la mondialisation,
? confiants dans les capacités de chacun à progresser et à construire ensemble,
? déterminés à trouver des équilibres justes en matière sociale et écologique,
? exigeants sur la cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait,
? prêts à nous engager et à coopérer pour mieux vivre ensemble.

Il est temps de réagir aux crises, aux dérives et aux fractures dont souffrent notre société et notre démocratie, et c?est possible comme nous le montrent les multiples initiatives en cours. C'est pourquoi plusieurs organisations de la société civile et des militants associatifs ont adopté une plateforme commune et proposé un Pacte civique pour renouveler le vivre-ensemble et rénover la qualité démocratique.

Le Pacte civique, c'est un appel à des personnes et à des organisations qui sont prêtes simultanément à se transformer et à transformer la société pour inventer un futur désirable pour tous.


Il est proposé aux personnes adhérant au Pacte civique :
? d'adopter un certain nombre de comportements porteurs de sens,
? de promouvoir la qualité de la démocratie et du vivre ensemble dans leurs divers lieux de vie et dans les organisations où s?exercent leurs différentes activités,
? de soutenir des réformes visant à mettre la politique et l?économie au service de la personne et à promouvoir notre ouverture sur l?Europe et le monde.

Le Pacte civique s'appuie sur une approche nouvelle du changement et une démarche commune à conduire dans la durée.

Une approche nouvelle du changement


Le pacte civique s'appuie sur des modalités de changement novatrices à articuler entre elles.

Privilégier des impératifs communs
? être créateurs de sens,
? être sobres pour économiser les ressources, vivre de façon solidaire et distinguer l?essentiel du superflu,
? être justes pour assurer le respect des droits fondamentaux pour tous et le partage des richesses,
? être fraternels pour n?oublier personne et mobiliser les capacités de tous.

Changer nos mentalités individuelles et collectives
En prenant des engagements à la fois à titre personnel, à titre d?acteur et en tant que citoyen qui constituent des leviers pour les transformations personnelles et collectives.

Interpeller les citoyens et les candidats aux élections
Il est prévu d'interpeller fin 2011 les citoyens à partir d'un texte plus concis permettant ensuite d'interpeller en premier lieu les candidats aux élections présidentielles, mais aussi éventuellement des élus et des responsables.

Organiser des groupes de travail pour le changement sur des thèmes prioritaires
Des groupes de travail préparent des fiches repère sur des thèmes prioritaires en indiquant la finalité visée, les objectifs à atteindre et les engagements à prendre.

Proposer des débats constructifs pour préparer les réformes indispensables
En soutenant la rencontre entre les forces de la société civile qui acceptent d?inscrire leur projet dans une perspective politique, les acteurs de la société politique conscients de la nécessité de changer leur rapport au pouvoir et les médias capables de sortir des logiques de communication à court terme.

Soutenir des initiatives de résistance créatrice
En appuyant diverses initiatives visant à la mise en ?uvre des engagements du Pacte civique et en favorisant la coopération entre organisations*.


*Ateliers du vivre ensemble, états généraux de l'économie sociale et solidaire, organisation de débats démocratique, formations citoyennes, éducation populaire, service civique, etc.


pour télécharger l'appel cliquez ici

F8bis - Dépendance et fin de vie


Thème : Face à la dépendance, maîtriser sa fin de vie, avoir la liberté de soi, afin d?être respecté dans sa dignité et dans ses choix.

Préambule

Les seniors : les plus de 60 ans, à la retraite.
  • Doivent rester citoyens et acteur sociaux - ce qui évite souvent de tomber dans la dépendance.
  • Souhaitent que la société décide d?un changement de leur image sociale ainsi ils garderont leur place de citoyen et d?acteur social.
  • Longévité, dépendance et fin de vie entrainent des débats sociaux, économiques et politiques où l?éthique et la spiritualité devront se situer au c?ur des projets.

Objectifs porteurs de sens

  • Avoir une vigilance soutenue sur tous les séniors dépendants qui manifestent le désir de se prendre en charge (choix de vie, comportements, actes posés, etc.).
  • Maintenir ses liens avec le passé mais en développer de nouveaux avec des générations et des cultures différentes.
  • Vivre un rôle de « veilleur », avec un regard critique affiné et bienveillant, à bonne distance, et une éthique sans compromission.

Engagements personnels

  • Transformer ses dépendances subies en dépendances voulues, voire même retrouver sa liberté en les refusant pour les remplacer par des activités choisies.
  • Garder en main son existence (rapport aux autres, participation à la vie civique grâce au partage de tâches) et répondre de ses actes aux yeux des autres.
  • Refuser de s?en remettre à un autre pour tout ce que l?on renonce à résoudre ou à comprendre.
  • S?engager à réfléchir et à agir, notamment par l?échange avec ses enfants et petits-enfants, sur l?actualité civique et politique, en donnant et argumentant son point de vue, en témoignant de ses choix et de ses actes.

Engagements collectifs

  • Agir pour faire évoluer les idées reçues sur la dépendance dans tous les corps de la société.
  • Lutter contre le souci social excessif de sécurité, entretenu par les institutions et les familles, et qui réduit la maitrise de la vie de la personne dépendante et peut la conduire à l?isolement.
  • Militer auprès des médecins et soignants pour qu?ils favorisent l?autonomie des seniors dépendants et les considèrent comme des « Acteurs » de leur « Projet de vie », quelle que soit leur situation face à la santé.

Interpellation des Structures

  • Considérer la dimension humaine avant l?angle technique et médical, dans la réforme en cours sur la dépendance.
  • Former et valoriser le personnel soignant et aidant à la grande dépendance et à la désorientation.
  • Donner un rôle aux réseaux de proximité dans la détection de la maltraitance des personnes dépendantes.
  • Simplifier la règlementation liée aux problèmes de tutelle et de curatelle.
  • Promouvoir réflexions et propositions sur le traitement de l?âge dans les quartiers, les villes, les villages, afin de favoriser l?indépendance des seniors par le maintien à domicile, à proximité des services et de la vie sociale.
  • Réfléchir sur la nécessité d?une loi portant sur l?obligation d?un « contrat dépendance ».
  • Remettre en chantier le partenariat public/privé sur « l?Aide Personnalisée à l?Autonomie (APA) » afin de mieux l?adapter aux situations de grande dépendance.
  • Exiger des Chartes de qualité dans les lieux d?accueil des seniors, afin de maintenir le lien social et le respect de la dignité des personnes.
  • Passer de la notion de « soutien à la dépendance au soutien à l?autonomie » par une convergence des politiques liés aux personnes âgées et aux personnes handicapées (ODAS : Observatoire De l?Action Sociale Décentralisée).
  • Lancer un vrai débat démocratique sur les choix de fin de vie : la loi Léonettei .

La justice...

Chapeau : Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la justice.
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Billet :

Cette valeur est largement affirmée par la majorité des forces sociales, politiques et spirituelles de notre société, mais peut-on sans danger la reléguer au second plan ?

La justice ne se confond pas avec l’égalité mais s’en rapproche, car de trop grandes inégalités, dans le monde fini qui est le nôtre, conduisent inévitablement à des situations révoltantes qui relèvent de l’injustice. L’égalité s’attache à proclamer les mêmes droits pour tous, et reconnaissons que notre système juridique est bien outillé à cet égard : dès la naissance, nous pouvons nous prévaloir de multiples droits : à la formation, au travail, au logement … Lorsqu’il s’agit de les faire respecter, c’est une autre paire de manches, et c’est là que la justice intervient.

Cette valeur nous conduit aussi à lutter contre la multiplication des exclusions et l’accroissement des inégalités qui atteignent un niveau insupportable et s’opposent à la résorption des trois dettes qui figurent à notre passif.
Dette financière, celle dont on parle le plus, dette sociale envers ceux que notre société a laissés au bord du chemin, dette écologique à l'égard des générations futures.
Elle ajoute enfin aux valeurs de créativité et de sobriété la dimension humaniste qu’elles ne portent pas d’elles-mêmes.


Justice


Les écarts entre les plus riches et les plus démunis ne cessent de s’accroître. Les salaires des dirigeants atteignent des sommets d’indécence tandis que les assemblées d’actionnaires ne parviennent même plus à les maîtriser suscitant l’incompréhension et la colère. La folie des places financières en quête de rentabilité à court terme détruit des emplois et organise l’évasion fiscale qui prive les Etats des moyens dont ils ont besoin pour assumer leurs missions.
Dans le même temps, les oubliés de la croissance, les chômeurs, les travailleurs pauvres se débattent dans les difficultés qui sont leur quotidien, des jeunes sont abandonnés à la précarité qui les empêche de bâtir leur avenir, tandis que des allocataires des minima sociaux ne bénéficient pas de l'accompagnement qui leur serait nécessaire.

Parce que l’opulence est une insulte et une violence faites aux plus pauvres ; parce que l’exigence de sobriété s’impose à nous, pour préserver notre planète comme pour réduire nos déficits, il est plus que jamais nécessaire d’avancer sur la voie de la Justice. Oui, nous avons l’audace de vouloir bâtir une société plus juste. La seule qui rende légitime les efforts demandés à chacun. La seule qui assure la cohésion dont notre société a besoin.
Choisir la justice, c’est mener le combat pour lutter contre la fraude fiscale organisée. C’est  faire les efforts individuels et collectifs nécessaires pour que chacun accède à un emploi de qualité à temps choisi. C'est remettre de l'ordre dans la sphère financière. C'est encourager les mesures législatives qui rétabliront l’équilibre et permettront à chacun de bénéficier des fruits du développement. Choisir la justice, c’est donner à ceux qui sont confrontés à la précarité la protection dont ils ont besoin et les moyens de vivre dignement.
C’est parce qu’au Pacte civique, nous ne nous résignons pas à l’accroissement des inégalités, à l’évasion fiscale, à la misère, que nous choisissons résolument la justice. Pour bâtir ainsi un futur désirable par tous.


Valeurs du Pacte associées : CREATIVITE / SOBRIETE / FRATERNITE


Valeur du pacte associée : Justice

Interpeller les candidats

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Lien vers: AdhesionPersoEng


Cette liste de thèmes a pour objectif de servir de guide lors des rencontres et des débats avec les acteurs politiques, responsables de partis et candidats aux différentes consultations électorales à venir. Elle ne se substitue pas aux 32 engagements ; elle en constitue une application possible auprès d?un secteur bien particulier, celui des responsables politiques. Elle ne vise pas à l?exhaustivité, et ne prétend pas couvrir tout le champ des différents programmes politiques. Elle vise à sélectionner un certain nombre de mesures qui concernent les responsables politiques, et répondent, autant que faire se peut, aux critères suivants : précises, applicables, mesurables, originales (susceptibles de nous différencier, d?apporter des idées neuves), liées aux 32 engagements, adaptées à une coopération avec d?autres partenaires.|
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3 candidats aux élections présidentielle ont adhéré au Pacte civique :
François Bayrou,
François Hollande,
Eva Joly.
3 candidats ont répondu au courrier qui leur a été envoyé sans adhérer :

Nathalie Arthaud,
Nicolas Dupont Aignan,
Nicolas Sarkozy.

Les autres candidats n'ont pas donnés de nouvelles...


1 - Le temps, enjeu de société
Se donner le temps des réformes : un calendrier et des méthodes participatives pour les grandes réformes de société.
Réduire les temps subis et favoriser le temps choisi.

2 ? Vers une société éducative
Mettre en place un indicateur de bien-vivre et de bien-être à l?école.
Restaurer une formation professionnelle des futurs enseignants.
Instituer un « capital temps individuel » utilisable tout au long de la vie (service civique, éducation populaire, action citoyenne ?).

3 ? Plus de justice
Fixer les règles d?un contrat fiscal juste et redistributif prenant en compte les impératifs écologiques
Organiser avec tous les acteurs concernés (syndicats, entreprises, associations, représentants de la jeunesse, des privés d?emploi ?) un Grenelle du retour au plein emploi et de la lutte contre les exclusions.
Réformer la justice afin de lui donner les moyens effectifs et indépendants d?accomplir sa mission réparatrice et éducative.

4 ? Une fraternité active
Améliorer, en tout lieu, la représentation de la diversité.
Prendre des mesures nouvelles en faveur de la parité homme ? femme.
Respecter le droit international vis-à-vis des migrants.

5 ? Un développement juste et sobre
Réaliser un Grenelle des équilibres écologiques et énergétiques en vue de réduire de manière significative notre empreinte écologique.
Réorienter l?économie vers un développement responsable privilégiant l?emploi et la satisfaction des besoins essentiels.

6 ? Une démocratie renouvelée
Diffuser et respecter les règles de l?éthique du débat
Organiser enfin un statut de l?élu
Créer un Observatoire de la Qualité Démocratique

7 ? Une Europe des citoyens
Renforcer la gouvernance et la régulation financière de la zone euro, en codécision avec le parlement européen.
Organiser à l?échelle de l?Europe toute entière un débat citoyen sur les finalités et les méthodes de l?Union.
Impliquer les citoyens européens et leurs organisations dans des partenariats de co-développement, en particulier avec les pays du pourtour méditerranéen et d'Afrique 


Quelques notes


1 - Le temps, enjeu de société
Temps subi et temps choisi : concerne le droit du travail, mais aussi certaines grandes réformes de société (retraites, sécurisation des parcours professionnels ?).

2 ? Vers une société éducative
Indicateurs à l?école : compromis « bien-vivre + bien-être », pour éviter que la question se réduise au confort matériel des enfants.
Formation professionnelle des futurs enseignants : une année complète de formation plein temps ciblée sur les compétences d'animation et de gestion d'une classe et la pédagogie de sa discipline plus une deuxième année en alternance avant toute prise de poste.
Service civique : dispositif actuel pas satisfaisant ; il faut aussi aller vers l?intergénérationnel.

3 ? Plus de justice
Fiscalité : distinguer mesures fiscales immédiates (budget 2013 à voter à l?automne 2012) et réforme de fond, qui doit être préparée démocratiquement (cf. §1).
Justice : gros effort nécessaire pour enrayer la dégradation constatée depuis quelques années.

4 ? Une fraternité active
Diversité « en tout lieu » : partis, mais aussi syndicats, associations, administration, entreprises ?
Migrants : voir nouvelle fiche repère « migrants, pour un avenir commun » bientôt disponible.

5 ? Un développement juste et sobre
Grenelle des équilibres écologiques et énergétiques : il ne s?agit pas de prolonger ou reprendre le Grenelle de l?Environnement conduit par Jean-Louis Borloo, mais de lancer un nouveau débat, incluant notamment la question du nucléaire.
Besoins essentiels : individuels et collectifs, notamment la préservation et le développement des « biens communs ».

6 ? Une démocratie renouvelée
Ethique du débat : il s?agit bien de règles à respecter pour permettre un échange valable ; voir fiche repère n°2, bientôt disponible.
Le statut de l?élu englobe la limitation des mandats dans l?espace et dans le temps. Il s?agit avant tout de dé-professionnaliser la fonction politique.
Observatoire de la qualité démocratique : chargé de surveiller l?expression des leaders dans les médias (pointer, en particulier, les allégations fausses), d?évaluer la manière dont sont conduites les grandes réformes, d?observer le fonctionnement des collectivités.

7 ? Une Europe des citoyens
Insister sur le déficit démocratique actuel de l?Union, et sur le manque de travail commun entre les partis des pays membres.
Les partenariats de co-développement marquent la nécessité d?une Europe ouverte au monde. Ils englobent les questions de délocalisation, de transferts technologiques, de dumping social et écologique ?

Pour télécharger ce document

La fraternité...

Chapeau : Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la fraternité.
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Billet :

Il y a plusieurs manières de faire face aux crises que traverse notre société. Au repli et au désenchantement, nous choisissons résolument l’audace. L’audace pour faire preuve de créativité, d’innovation dans la recherche de solutions. L’audace pour préférer une sobriété choisie à une austérité qui nous serait imposée. L’audace pour bâtir une société de justice. L’audace enfin, pour dépasser les tensions, refuser la violence, faire preuve de Fraternité. 



Fraternité


La misère des exclus s’étale dans nos rues et rencontre l’indifférence. Les enfants de ces travailleurs immigrés dont notre économie a tant eu besoin sont relégués dans des quartiers éloignés, oubliés d’une intégration qui a échoué, et abandonnés à un avenir sans perspectives. La détresse de ceux qui fuient la guerre et la faim frappe à notre porte et n’y trouve que méfiance à l’égard de ceux dont la culture et la religion sont différentes. Faut-il se résigner à l’indifférence, à la relégation, à la méfiance ?

La crise avive les tensions sociales et politiques. Le dialogue social est abandonné au profit de la confrontation. La quête de renouveau démocratique bégaye dans le tumulte des manifestations et la peur des divergences qui, au risque de l’intolérance, appauvrit le débat et conduit à l’entre-soi.
Les mutations des techniques, de l’économie, du monde bouleversent nos habitudes de travail et de vie, nous imposent des changements qui nous inquiètent et grande est la tentation du repli sur soi, du retour à nos frontières.

A l’indifférence, à la méfiance et au rejet, à la confrontation et à l’entre-soi, au retour à nos frontières, nous préférons l’audace de la fraternité. La fraternité qui nous conduit à veiller au sort des plus faibles et des plus démunis, à donner leur chance aux jeunes, à accueillir l’autre, l’étranger en considérant les différences comme une richesse. La fraternité qui préfère le débat à la confrontation, qui prend le risque de la tolérance à l’égard des idées qui dérangent. La fraternité qui ose, qui prend le risque de l’avenir. 
Pour le Pacte civique, choisir la fraternité, c’est recréer un vivre ensemble harmonieux et se donner les moyens d’un futur désirable pour tous. 

Visitez le chantier fraternité du Pacte civique

Valeurs du Pacte associées : CREATIVITE / SOBRIETE / JUSTICE



Mots clés :
Valeur du pacte associée : Fraternité

LA FRATERNITE...

Auteur du livre : Jean-Louis Sanchez
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Description :

35 réformes indispensables pour rétablir le vivre-ensemble


Des élections européennes et municipales vont bientôt avoir lieu. Mais que propose-t-on ? Un cap ? Un projet de société ? Non, alors que le déclin démocratique et la peur de l¹autre s¹amplifient. C¹est pourquoi, après La Promesse de l¹autre, publié en 2013, Jean-Louis Sanchez, avec son nouveau livre La Fraternité n¹est pas une chimère, nous propose avec trente-cinq réformes pour rétablir le vivre-ensemble, un véritable projet de société.

 

En s¹appuyant sur une expérience de plus de trente ans d¹observateur reconnu et de militant actif d¹un nouveau projet de société, Jean-Louis Sanchez nous propose de redéfinir les contours de la citoyenneté, de la solidarité et de la gouvernance. Et comme le changement ne se décrète pas, il invite non seulement les institutions, mais aussi tous les acteurs de la société à agir autrement : habitants, fonctionnaires, acteurs associatifs, décideurs publics. Etayant sa démonstration d¹exemples précis et d¹initiatives prometteuses, il ouvre des perspectives immédiatement opérationnelles pour rétablir la confiance entre les habitants, et entre ceux-ci et les gouvernants. Parmi ces perspectives, on peut citer la métamorphose de l¹école par son ouverture sur le quartier et le bénévolat, la mobilisation de tous les aînés comme acteurs éducatifs, l¹organisation dans toutes les communes d¹une journée citoyenne, la généralisation de l¹engagement associatif, la décentralisation des politiques de l¹emploi, la promotion de la prise de risque dans les services publics, la reconnaissance du rôle décisif des maires sur le pacte républicainŠ Et comme dénominateur commun de ces initiatives le souci de rompre avec notre conception actuelle d¹une démo-cratie qui privilégie l¹action politique en négligeant l¹action citoyenne. En somme Jean-Louis Sanchez nous incite à bâtir un nouveau contrat social : celui de mettre la liberté et l¹égalité au service de la fraternité. Et c¹est chose possible, car quand tout vole en éclat, cette exigence ne répond pas à une quête d¹excellence, mais bien à une quête de survie.

 

A un moment où se construisent les programmes des prochaines élections européennes et municipales, ces propositions, qui traversent toutes les dimensions de la vie en société (intergénérationnelles et inter-culturelles, éducatives, sociales et éthiques), pourraient fort utilement redonner un cap à une action politique décriée faute de sens.

 
Mots clés :

F18 ? Développer une attitude et orienter la socité vers un mode de vie plus respectueux de la planète


Thème : le triple défi Alimentation-Climat-Energie des années à venir nous oblige à faire évoluer nos modes de vies et changer de modèle de développement.

Pourquoi ?

Les questions du changement climatique, de l'énergie et de l'alimentation, mettant aujourd'hui en danger la survie de l'humanité, exigent une évolution radicale de notre modèle de société, qui ne pourra s'opérer que par la convergence d'initiatives individuelles et d'actions collectives.

Les objectifs naissent d?un triple constat :
  • Le climat : le Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat (GIEC) a publié depuis 1990 quatre rapports qui confirment la gravité du changement climatique et la responsabilité de l?activité humaine dans ce phénomène. Depuis, plusieurs sommets internationaux, Rio en 1992, Kyoto en 1997, Copenhague en 2009, ont démontré une prise de conscience des problèmes climatiques, sans pour autant déboucher sur des objectifs contraignants et ratifiés par l?ensemble des pays industrialisés.
  • L?énergie : l?accès à l?énergie constitue un droit fondamental de tout être humain. Or, le développement énergétique nécessaire pour faire face à l?accroissement de la population mondiale se heurte à 2 contraintes fondamentales : premièrement, l?épuisement des ressources énergétiques qui ont permis la croissance économique exceptionnelle du 20ème siècle. Deuxièmement, la contribution importante de la production et de l?utilisation de l?énergie à l?émission de gaz à effet de serre responsables du changement climatique.
  • L?alimentation : sur les 10 dernières années, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, est passé de 850 millions à 1,02 milliards, il faudra penser à avoir un gros coffre-fort A2P pour autant d'investissements. Même si la réduction contre l?extrême pauvreté et la faim constitue le 1er des 8 objectifs du millénaire pour le développement (fixés par les Etats membres de l?ONU en 2000), il n?y a aucun engagement de date, de montant et de conditions des promesses d?aide. La situation de famine ne tient pas à une pénurie alimentaire globale mais à l?incapacité des petits paysans à acheter de la nourriture lors de mauvaises récoltes et à vivre décemment du fruit de leur activité. Par ailleurs, la répartition des revenus agricoles favorise largement les circuits de distribution, au détriment du producteur.

Objectifs porteurs de sens

La réorientation de nos sociétés vers un développement durable, respectueux de la planète et soucieux de l?héritage que nous laisserons aux générations futures, exige de nouveaux engagements, individuels et collectifs, répondant à 3 impératifs :
1. Un impératif de sobriété : réduire notre consommation d?énergie, principalement dans l?habitat et les transports ; lutter contre le gaspillage, sortir de la logique de consommation,
2. Un impératif de créativité : chercher de nouvelles solutions énergétiques renouvelables ; redéfinir la notion de croissance intégrant les impacts environnementaux et sociaux ;
3. Un impératif de justice : reconnaître la dette écologique Nord/Sud ; ouvrir et améliorer le débat public ; reconnaître à tous le droit à l?accès aux ressources et à un bien-être satisfaisant les besoins prioritaires
4. Un impératif de fraternité : partager les ressources, valoriser la dimension collective, développer la coopération entre pays ;

Engagements individuels proposés

Notre mode de vie individuel doit préfigurer le modèle de société sobre, économe, égalitaire et convivial que nous voulons promouvoir. Par exemple :
  • Investir dans l'isolation de son logement et le développement d'énergies renouvelables décentralisées
  • Minimiser les transports
  • Utiliser les transports en commun et les modes doux
  • Consommer les produits locaux et limiter la consommation de viande
  • Utiliser les circuits équitables
  • Privilégier l'achat de biens d'équipements durables et résister à la mécanisation à outrance
  • Participer, dans les groupes collectifs dont nous faisons partie (associations, collectivités, partis politiques, syndicats, ONG?), à la délibération collective et à l'innovation sociale

Engagements collectifs proposés

  • Au sein des entreprises :
    • Investir dans l?isolation des bâtiments
    • Faire du bilan carbone un outil de décision
    • Mettre en place un plan de déplacement d'entreprise, favoriser le covoiturage

  • Au sein des communes :
    • Initier ou prolonger les projets Agenda 21, plans climat territoriaux, éco-quartiers
    • Investir dans l?isolation des bâtiments publics, appliquer les normes HQE sur les nouveaux bâtis
    • Développer les transports en communs et les modes doux
    • Opter pour la valorisation énergétique des déchets
    • Favoriser la commercialisation de produits agricoles en circuits courts
    • Participer à la coopération décentralisée (jumelages, transfert de savoir-faire)

  • Au plan départemental et/ou régional :
    • Mettre en place un plan d?aménagement luttant contre la dispersion de l?habitat
    • Développer les transports collectifs inter-urbains (en particulier le train)
    • Favoriser l?innovation industrielle dans le domaine des énergies renouvelables

  • Au plan national :
    • Promouvoir des projets d'infrastructures économes en énergie
    • Financer des projets locaux de réseaux de transports en commun
    • Développer la recherche dans le domaine des énergies renouvelables
    • Fixer des objectifs volontaristes de réduction des gaz à effets de serre et répartir les quotas d'émission
  • Développer la fiscalité verte

  • Au plan international
    • Mettre en place une véritable économie du carbone et une taxe sur les transports aériens
    • Diffuser notre savoir-faire énergétique aux pays en développement

  • A tous les niveaux :
    • Développer, diffuser l'information, les solutions, les expériences
    • Ne pas réduire les terres cultivables, maintenir la bio-diversité, privilégier la sélection naturelle des semences, favoriser les circuits courts

Engagements de l?Etat : des règles à imaginer et à mettre en place

Le changement radical de mode de vie qu?appelle la situation climatique et énergétique de la planète nécessite la mise en place, à différents niveaux, d?institutions nouvelles, dotées de moyens suffisants, spécialisées sur ces questions, associées à des organes de délibération représentatifs et démocratiques.
  • Par exemple, au plan national, créer une agence nationale unique, type ADEME élargie, décentralisée dans les régions et départements, associée aux instances délibératives locales, chargée de mettre en ?uvre les politiques décidées nationalement et d?accompagner les entreprises, les collectivités, les particuliers
  • Au plan international, développer une gouvernance sur les questions énergétiques et alimentaires. Le G20 semble le mieux à même de prendre les décisions nécessaires et de les mettre en application rapidement.
  • Confirmer le rôle de la communauté scientifique et du GIEC
  • Redéployer les institutions internationales pour coordonner les politiques climatiques, énergétiques et alimentaires.


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Les textes de base du Pacte civique


Pour démarrer, la présentation, les engagements et les orientations politiques

- Présentation du Pacte civique en 1 page
- Les repères pour l'engagement personnel proposés par le Pacte civique, en 1 page
- Les orientations politiques du Pacte civique en 4 pages

Pour continuer, le Pacte civique en actions

- Le Pacte civique en actions, en 4 pages


Pour aller plus loin, le livret d'accueil

Ce document d'une trentaine de pages reprend les éléments essentiels de la pensée et du projet du Pacte civique.
Voici le sommaire :

Introduction
1 - Plus qu’une crise, nous vivons un changement de civilisation mondial

1.1 - La question écologique
1.2 - Les déséquilibres internationaux
1.3 - Une économie fragile
1.4 - Le projet européen
1.5 - L’ère de l’information débridée et de l’intelligence artificielle
1.6 - La France entre traumatisme et perplexité
1.7 - Une crise des valeurs
2 – Le Pacte civique : inventer ensemble un futur désirable pour tous
2.1 - Les missions du Pacte civique
2.2 - Quatre valeurs clé pour nous guider
2.3 - Trois axes pour structurer notre action
3 - La phase 3 du Pacte civique
3.1 - Mieux diffuser un message rénové
3.2 - Relever le défi démocratique dans une situation politique inédite
3.3 - Poursuivre notre action de reliance
3.4 - Continuer à labourer nos terrains privilégiés
3.5 - Ouvrir de nouveaux champs de réflexion et d’action
3.6 - Améliorer notre gouvernance
Bibliographie
ANNEXE - Aux origines du Pacte civique

Télécharger le livret d'accueil .
Pour commander des brochures papier : contact@pacte-civique.org


Pour approfondir

Lisez les livres du Pacte civique



Et pour achever cette prise de connaissance

Je trace mon propre chemin ...

F8 - Place et rôle des seniors dans la société


Thème : être « vivants » et « citoyens à temps complet », dans un environnement solidaire et intergénérationnel.

Préambule

Vers 60, 65 ans, le retraité passe de l?état d?actif productif à l?état de « senior » solidaire.
  • Les seniors ont des droits et des devoirs de participation pour rester « acteurs » dans la société, ils sont nécessaires au corps social.
  • Ils contribuent à la création « d?oasis de décélération ».
  • N?étant plus à la recherche de pouvoir, ils ont plus de temps à consacrer aux autres.

Objectifs porteurs de sens

  • Rechercher le « Vivre ensemble », humaniser les liens.
  • Donner sens et valeur à la gratuité et à la sérénité.
  • S?engager dans la vie civile en construisant un véritable « contrat social » intergénérationnel.
  • Développer les capacités d?écoute : entre les générations et les différentes cultures.

Engagements personnels

  • Réfléchir sur les valeurs qui gèrent le fonctionnement de la vie sociale, politique et économique, en France, dans l?Union Européenne et dans le Monde avec le souhait d?y participer activement.
  • Donner du temps au service de la société, (par ex. avec un service civique intergénérationnel).
  • Etre porteur de paix, tout en gardant sa capacité d?indignation et d?émerveillement.

Engagements collectifs

  • Favoriser la place des jeunes, notamment dans tout mandat électif.
  • Imaginer, proposer et promouvoir des espaces intergénérationnels d?écoute, d?échanges de savoirs et d?informations.
  • Militer pour la création de « Conseils de seniors » dans les structures de proximité : quartiers, communes, régions, etc..

Interpellations des structures publiques, mesures proposées :

  • Humaniser les rapports entre seniors et administration.
  • Etre actifs dans les Institutions régionales (1), et mettre en place un « Institut régional du vieillissement ».
  • Etre promoteur de propositions pour favoriser l?autonomie et à l?indépendance des seniors
  • Réfléchir à l?opportunité d?un ministère des personnes âgées (cf. au Canada).
  • Responsabiliser les séniors dans les décisions les concernant et tenir compte de leurs souhaits.
  • Ouvrir des espaces de rencontres et de débats entre les générations.
  • Prendre en compte toutes les initiatives permettant de bâtir un « Contrat Social » intergénérationnel.
  • Ajuster la fiscalité des personnes âgées à la réelle hauteur de leurs biens et repenser celle des droits de succession.

(1) CORDEPA (Comité régional des personnes âgées), CRESE (Comité régional économique, social et environnemental), ARS (Agence régionale de santé).

La sobriété...

Chapeau : Le Pacte civique, c'est quatre valeurs dont la sobriété
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Billet :


Il y a plusieurs manières de faire face aux crises que traverse notre société. Au repli et au désenchantement, nous choisissons résolument l’audace. L’audace pour faire preuve de créativité, d’innovation dans la recherche de solutions. L’audace pour préférer une sobriété choisie à une austérité qui nous serait imposée. L’audace pour bâtir une société de justice. L’audace enfin, pour dépasser les tensions, refuser la violence, faire preuve de Fraternité. 

Sobriété


Surproduction, chômage de masse, surconsommation de notre espace vital et des ressources de notre planète, déficit sans cesse aggravé de nos finances publiques : si rien n’est fait, nous laisserons à nos enfants et nos petits enfants une société lourdement endettée. Une dette sociale, une dette écologique, une dette financière qui toutes ensemble contraindront leurs choix, entraveront leur liberté. 


Plutôt que produire plus pour consommer plus, plutôt que se résigner à un chômage de masse, plutôt que de poursuivre la spirale infernale d’une consommation effrénée de nos ressources, nous choisissons l’audace de la sobriété.  Une sobriété qui nous conduit à nous interroger sur la réalité de nos besoins individuels et collectifs, à repenser le modèle de développement et de croissance que nous privilégions, pour éviter une surconsommation source de gaspillages. Une sobriété qui nous amène à repenser nos choix énergétiques pour limiter le réchauffement climatique, protéger notre environnement et notre planète.  

Sobriété enfin dans nos dépenses publiques. Oui, nous sommes convaincus qu’il faut avoir l’audace de redéfinir le bien commun, de repenser notre Etat, les services que celui-ci apporte à la collectivité, leur répartition pour assurer un égal accès de tous aux services publics, en particulier aux plus démunis.

Oui, nous choisissons l’audace de la sobriété ! Parce que nous avons la certitude que la sobriété choisie vaut mieux que l’austérité qui nous serait imposée tôt ou tard si nous n’y prenons garde.

Et parce que nous avons la conviction que le choix de la sobriété contribue au bien commun. Une sobriété sur laquelle s’appuie le Pacte Civique pour bâtir un futur désirable par tous. 


Plusieurs approches pour aborder la valeur sobriété


Dans ce court texte introductif à l’une des valeurs clés qui composent le Pacte Civique, la sobriété, nous proposerons trois approches -bibliographique, analogique et introductive à l’action- dont l’objectif est de nourrir nos réflexions, nos débats et nos mises en actes qui, nécessairement, s’en suivront.
 

Un essai de bibliographie

 Si la sobriété peut être définie comme « le choix de vivre mieux avec moins », nous disposons d’une abondante bibliographie, synthétisée ici autour de trois expressions :
- la simplicité volontaire ;
- l’abondance frugale ;
- la sobriété heureuse.
 
L’expression « simplicité volontaire »  fut créée par Richard Gregg en 1936. Mais il faut attendre 1973 pour qu’un premier ouvrage intitulé « voluntary simplicity » soit édité aux USA par Duane Elgin. Sous ces expressions, un grand nombre d’ouvrages fut publié durant la dernière décennie du XXème siècle et la première du XXIème, tant aux Etats Unis qu’en Europe.
« L’abondance frugale. Pour une nouvelle solidarité » publiée en 2010 par Jean-Baptiste de Foucauld  pendant la préparation du Pacte civique, appelle à sortir des crises concomitantes actuelles en alliant un nouveau développement et une solidarité, vision élargie des besoins humains. L’auteur propose sa concrétisation par un pacte sociétal de solidarité. 

Dans son ouvrage « Vers la sobriété heureuse » Pierre Rabhi en 2011, en propose une approche portée par sa propre expérience de vie : « Il m’a toujours été difficile de définir, de décrire la sobriété telle que je la ressens depuis de nombreuses années. En faire une option de vie est déjà beaucoup, mais cela est loin d’en révéler la subtilité. Elle peut être considérée comme une posture délibérée pour protester contre la société de surconsommation ».

Il convient enfin de citer l'ouvrage de Patrick Viveret, "Reconsidérer la richesse" (Editions de l'Aube, 2003), qui, remettant en cause la mesure par le PIB, propose d'utiliser d'autres indicateurs, reflétant mieux l'authentique création de richesse.


Ces approches croisent le concept de « décroissance », initié au début des années 1970 et dont Nicholas Georgescu-Roegen est considéré comme l’inventeur. Depuis cinquante ans, le mouvement a rallié à sa cause des auteurs prestigieux - André GorzThéodore Monod, Edgar Morin - et bien d’autres. Le mouvement de la décroissance s’exprime à travers des conférences internationales, une dizaine a eu lieu (la prochaine se tiendra en août 2018 à Mexico), des journaux, des revues, etc.

Alors que la simplicité volontaire et la décroissance ont longtemps été associées, la vigueur des débats sur la seconde a fait de celle-ci un terme « repoussoir » : « La sobriété, ça n'est pas la décroissance mais une autre forme de croissance » déclare Audrey Pulvar, nouvelle présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme (ex Fondation Nicolas Hulot) lors de sa prise de fonction en juillet 2017.
 

Une approche analogique

Nous avons souhaité confronter brièvement l’option individuelle et collective de la sobriété à une brève série, partielle et partiale, de postures :
 

  • Sobriété et luxe d’un choix de vie après avoir profité d’un modèle de société de production et de consommation de masse, au départ occidentale, devenu Modèle mondialisé ;
  • Sobriété et tension entre valeurs et actions, qui signe la difficulté humaine de mettre en actes un changement qui impacte son quotidien dans toutes ses dimensions et doit s’inscrire dans la durée ;
  • Sobriété et philosophie de la joie, comme expérience vécue à laquelle appelle Pierre Rabhi ; comme l’écrit le philosophe R. Misrahi dans son ouvrage « la Joie sera une intuition de plénitude -le sentiment d’être comblé- accompagnée de la sensation d’être en accord avec le sentiment d’être comblé » ;
  • Sobriété et usage des ressources qui prend en compte leur rareté et leur impossible renouvellement,  qui l’emporte sur la propriété des biens, qui en privilégie la seule utilisation avant de les transmettre à d’autres usagers ;
  • Sobriété et option toujours inscrite dans un espace géographique, qui ne peut se poser de la même façon, pour exemple, sur le continent africain et en Amérique du nord.

 
Enfin, que signifiera la sobriété dans un processus annoncé et déjà à l’œuvre, de péril climatique, de déclin des énergies fossiles, de crise financière systémique et de disparition de pans entiers de la biodiversité. On commence à parler d’effondrement. Pour confirmation, la disparition actuelle d’un tiers des oiseaux en France. L’ouvrage des scientifiques Pablo Servigne et Raphaël Stevens dresse pour le moins des scenarios inquiétants, les interviewers d’Audrey Pulvar y font référence.
 


Introduction à l’action, autour de l’abondance

Imaginer une mise en actes collective et généralisée de la sobriété nous amène à constater d’une part, une certaine faiblesse de la production d’ouvrages sur ce thème durant la seconde décennie des années 2000 et d’autre part, un saisissement par le monde associatif et des collectivités locales de ce thème. Les convaincus sont en action mais demeurent minoritaires…
 
Comment amener les citoyens moins informés et non volontaires à rejoindre la posture de sobriété, sans les culpabiliser ? A la lecture de la proposition de Jerry BROWN, actuel Gouverneur de la Californie « Vous ne mettez pas les gens en mouvement qu’en leur proposant une histoire dans laquelle ils reconnaissent leur monde », faut-il se demander si la sobriété fait sens pour les individus qui ont vécu (voulu ou cherché) les promesses de civilisation d’abondance ?
 
Le mythe des sociétés d’abondance est largement partagé, l’être humain serait né pour l’abondance et s’il ne l’a pas connu dans sa vie terrestre, il en bénéficiera après sa mort (Christianisme, Evangile de Jean Ch.10.10 et Islam, où le Paradis promis donne tout en abondance).
Dans ce mythe commun, cette promesse se poursuit actuellement dans de nombreuses démarches de développement personnel et de quêtes spirituelles, qui continuent à proposer de « vivre dans l’abondance ».
 
Comment faire entrer l’humain dans un cercle vertueux de respect des ressources ? Tous s’accordent à l’importance de retrouver le lien avec la nature. Tout ce qui concourt à ré-ancrer les humains dans leurs liens avec le vivant est indispensable, notamment en milieu urbain, surtout en milieu urbain.
 
On assiste à une forte demande de ce lien dans  la Permaculture, qui répond à cette attente en soignant les hommes et la terre, en promettant l’abondance. Mais, elle s’adresse à un public urbain CS+, chercheur de sens et conscient de l’impasse des modes de production actuels. Lorsque ces groupes mettent leurs actes en accord avec leurs choix longuement muris, ils pratiquent la sobriété.

Comment sortir la sobriété du cercle des citoyens conscients, voire engagés et amener le plus grand nombre à s’y adonner volontairement, au-delà de ce qui s’imposera à eux, comme l’annoncent les scientifiques du GIEC et les mouvements les plus informés ?

Un grand chantier d’information et d’éducation populaire est à ouvrir, nous y sommes tous appelés.


Valeurs du Pacte associées : CREATIVITE / JUSTICE / FRATERNITE

Valeur du pacte associée : Sobriété
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